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Luchon-Superbagnères by Jean-Sébastien Abbal

vendredi 17 février 2017 à 22:16

Si Bernard Hinault (en 1979), Greg Lemond (en 1986) ou encore Robert Millar (en 1989) ont gagné sur le Tour de France à Superbagnères, c’est Federico Bahamontes que nous voulions mettre en avant sur cette étape.

L’Aigle de Tolède remporta sur la 13éme étape du Tour de France 1962 le contre-la-montre Luchon-Superbagnères (18,250km) en 47 minutes et 23 secondes, un record jamais égalé ! (voir photo n°1). En 2013, « L’Equipe Magazine » fera d’ailleurs de Federico Bahamontes le meilleur grimpeur de l’histoire du Tour de France.

C’est sur les traces de Bahamontes que nous vous invitons à rouler. Il faudra être à la hauteur !

La veille, vous aurez effectué la 1ère étape. En étant bien préparé, la récupération de ce type d’épreuve ne pose pas de problème. Veillez tout de même à bien vous alimenter le soir de cette première journée car, sur la seconde, vous enchaînerez 2 étapes : l’ascension de Superbagnères le matin et, l’après-midi, une autre étape en ligne en direction de l’Espagne. L’alimentation et l’hydratation seront vitales pour un tel enchaînement sinon, gare au coup de "moins bien".

C’est donc au soir de cette 1ère étape que vous allez compenser les pertes hydriques de la journée ainsi que faire le plein de calories pour affronter les 3280 m de D+ de la journée 2. De la montagne, vous en voulez, vous en aurez !

Le matin, le petit déjeuner devra être léger et il faudra veiller à bien s’alimenter et s’hydrater tout au long de votre protocole d’échauffement et de la montée. Pour cela, il est conseillé de s’équiper de gels énergétiques plus facilement assimilables, notamment par forte chaleur, comme ça peut être le cas dans les Pyrénées à cette période de l’année, ainsi qu’une boisson isotonique.

Votre approche du protocole énergétique est aussi importante que la préparation de votre machine ou bien de votre protocole d’échauffement.

L’ascension chronométrée sèche qui vous est proposée vous prendra plus d’une heure. Dans ce cas, plus l’effort est long, plus l’échauffement sera court pour vous préserver, 40’maximum.

Le protocole d’échauffement peut être découpé en deux parties :

  • dans un premier temps, 15’ de pédalage facile en veillant à maintenir une cadence plus élevée que celle que vous aurez dans l’ascension,
  • dans un deuxième temps, 20’ avec des changements de rythme comme par exemple 1’ à PMA, puis 3’ de récupération à faire 3 fois, suivi de 30’’ debout équivalent à une grosse relance avec 3’ de récupération à faire 2 fois.

Il vous faudra prévoir 5’ maximum pour finaliser vos préparatifs avant le départ, pour ne pas perdre le bénéfice de votre échauffement. Il sera alors temps de s’élancer pour l’ascension longue 18,250 km. A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous cherchons à nous rapprocher le plus possible du tracé Bahamontes.

Le premier kilomètre dans les rues de Luchon sera tout plat. Il faudra attendre le kilomètre 2 pour que la route s’élève vers un premier raidillon sévère au niveau de la tour de Castelvielh (11%). Puis, à nouveau, un replat avant de retrouver de la pente jusqu’au au carrefour avec la route de l’Hospice de France. Là, contrairement à la veille, vous poursuivrez votre route en direction vers la Vallée du Lys sur des portions plutôt rectilignes avec parfois de forts pourcentages, notamment sur les kilomètres 7 et 8. Au km 9, nous installerons le RAVITO – vous serez alors à mi-ascension. Au-dessus, les pourcentages redeviennent importants : du 11éme au 15éme kilomètre, on est dans le dur, entre 8 et 9%. Les deux kilomètres suivants, dans les pâturages et en épingles, sont plus faciles (voir photo n°2) ; il sera possible de remettre 1 ou 2 dents. Plus haut, alors que la vue de l’hôtel de Superbagnères pourrait laisser penser à une arrivée proche, les deux derniers kilomètres à plus de 9% vous paraîtront interminables.

Développements conseillés :

  • Coursiers : 39x25
  • Cyclosportifs : 34x27 ou 34x28

47 minutes et 23 secondes votre temps de référence !

Photo 1 : Bahamontes sur la route de Superbagnères en 1962

Photo 2 : Vue des kilomètres 16 et 17 prise le 11 février dernier

Photo 3 : Sommet - Vue prise le 11 février dernier