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Le Port de la Bonaigua by Jean-Sébastien Abbal

mardi 28 mars 2017 à 21:43

Décidément la 2ème journée ne sera pas facile à gérer.

Après un réveil tôt le matin afin d’affronter la montée sèche sur Superbagnères (voir article précédent), il vous faudra, après le déjeuner, vous élancer pour une étape courte...Et, qui dit court, signifie souvent très rapide !

En effet, alors que pour la 1ère étape, la mise en route s’était effectuée en faux plat descendant, cette fois, il n’en est rien. Pour signifier à l’organisme que le 2ème effort de la journée approche, il vous faudra gravir le col du Portillon et ce, après seulement 2 km de course.

OK, ce n’est pas un Hors Catégorie, il n’est répertorié que 2ème catégorie, mais tout de même 10,2 km avec 6,5 % de moyenne et excusez du peu mais le petit passage de 300 m à plus de 14 % à mi pente viendra vite vous prévenir sur votre état de forme de l’après-midi.

Pour ceux qui auraient besoin d’assouplir un peu leurs muscles avant de forcer à nouveau l’après-midi, n’hésitez surtout pas à tourner vos jambes autour de Bagnères-de-Luchon avant le départ, vos sensations n’en seront que meilleures plutôt que d’attendre le début du col.

Je vous préconise également entre les deux étapes du 2ème jour de bien vous hydrater avec une boisson de récupération que vous aurez préalablement testée bien entendu.

Après une descente rapide de 8 km, vous arrivez dans le village de Bossost, point de départ de votre chrono de l’après-midi, c’est le plus long segment de cette Campilaro des Pyrénées 2017, 38,5 km  !

Pour vous le présenter, on peut déjà dire que 2 parties différentes se distinguent.

Tout d’abord en sortant de Bossost et en direction de Vielha, vous aurez près de 14 km à parcourir avec seulement 1 % de pente de moyenne. Le revêtement de la route est semblable à une autoroute, cette partie-là, quoique un peu longue et monotone, peut passer très vite, seulement attention au vent. Car un vent de face dans la vallée, peut vite devenir une route interminable... Prudence donc à ne pas vous laisser griser par la vitesse, ne pas mettre trop de braquet pour ne pas se retrouver avec les « grosses cuisses » plus tard dans les pourcentages de l’ascension.

Sachant qu’il ne s’agit que de la 1ère partie, la gestion de l’effort ainsi que l’alimentation et l’hydratation seront primordiales comme depuis le début de votre épreuve d’ailleurs.

La seconde partie : ce long segment commence à la sortie du village de Vielha. Cette fois ci, on peut dire que vous commencez vraiment l’ascension. Le morceau qui vous attend comprend 23 km de montée pour 5 % de moyenne.

L’Alto de la Bonaigua ne vous réserve pas réellement de surprise si ce n’est sa longueur en fin d’étape. Car pour en venir à bout, vous aurez déjà dans les jambes, l’ascension chronométrée de Superbagnères le matin, ainsi que celle du Portillon en début d’étape, sans oublier le long faux plat usant pour y venir au pied. Souvent, quand on parle du Tour de France, on évoque le fait qu’il peut souvent basculer dans des endroits clés ou « piégeux », il peut tout-à-fait se perdre à chaque instant...

Il en va de même pour votre Campilaro. Vous connaissez les difficultés qui vous attendent, alors à vous de gérer au mieux vos efforts, et n’oubliez pas que même au sommet de l’Alto de la Bonaigua, il vous restera une 4ème étape !

Développements conseillés :

  • Coursiers  : 39x25
  • Cyclosportifs  : 34x25 34x27