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L’Hospice-de-France by Jean-Sébastien Abbal

vendredi 27 janvier 2017 à 22:03

Seconde chronique, nous sommes toujours sur la première étape de la CAMPILARO Pyrénées 2017 (Saint-Lary Soulan / Hospice-de-France). Je vous avais laissé le mois dernier en haut du Port de Balès, terme de la première section chronométrée.

Après la pause ravito, vous attaquerez la descente du Port de Balès, soit 21 kilomètres jusqu’à Luchon. Mais, sachez qu’elle se décompose en 2 parties bien distinctes :

  • Les 16 premiers kilomètres de descente sont les plus techniques, de fait les plus sujets à risques. Vous serez fatigués de l’ascension précédente, la route est étroite, très sinueuse, avec parfois des courbes qui se referment, il vous faudra garder la plus grande vigilance.
  • Les 5 derniers kilomètres de la descente sur Luchon ne posent aucun problème, au contraire, la route est bien large, le revêtement parfait, cela vous laissera du temps pour vous relâcher avant l’ascension finale de cette première étape. Il s’agira également de vos derniers instants pour vous ravitailler en solide et liquide.

A la sortie de Luchon, peu après les thermes, il n’y aura plus de répit jusqu’au sommet et arrivée, l’Hospice-de-France.

Comme vous avez pu le voir sur le site Campilaro.com cette ascension fait 11,6 km avec un final plein de surprises pour qui ne connaît pas cette montée. Cette seconde section chronométrée du jour, commence par un faux-plat montant qui va osciller jusqu’à 5 ou 6 % mais très vite cela devient comme un escalier avec des marches à gravir de plus de 9 %.

Vous pensez que c’est casse pattes comme final ? Patience...

Après 5 kilomètres de ce régime, vous quittez la route principale de Superbagnères pour tourner à gauche, direction Hospice-de-France. Et, c’est parti pour 6 kilomètres à 10 % de moyenne avec des passage à 15% !

Traditionnellement quand vous arrivez sur une épingle, vous anticipez un replat, vous pensez de suite à baisser les dents à l’arrière pour vous relancer… Dans cette montée, disons que… il y a bien l’épingle, mais il est difficile de changer le braquet tellement vous êtes collés...Et, en sortant du virage vous vous retrouvez face à un mur !

A l’image de cette cyclosportive, la gestion de l’effort devra être votre leitmotiv, ne vous laissez pas déconcentrer. Les 3 derniers kilomètres sont certainement les plus durs de la CAMPILARO 2017 mais la fin est proche, vous y êtes presque.

Non seulement il vous faudra penser à rester souple au niveau du braquet pour à la fois ne pas « cramper » avant le sommet et, parce que ce n’est que la 1ère étape, vous préserver pour les deux jours suivants !

Et vous serez seulement la seconde épreuve cycliste à arriver là-haut après la Ronde de l’Isard en 2014 (course UCI Espoir U23).

Braquets conseillés :

  • coursiers : 38 x 27 ou 29
  • cyclosportifs : 34 x 30 ou 32

Photo : panorama depuis l’Hospice-de-France - Aire d’arrivée devant les bâtiments